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jeudi 20 juin 2024

Cédric Daly : « Le projet tient la route »

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Le fondateur de la marque Oté gran mèr ! qui exporte déjà en métropole, voit dans le groupement d’exportation collaborative l’opportunité d’explorer de nouveaux circuits de distribution, dont celui des épiceries fines.

« Nous nous orientons vers l’option d’une marque globale de groupement sous laquelle chacun proposera des produits sous sa propre marque », déclare Cédric Daly, fondateur de la société Tradition 974, connue pour sa large gamme de produits distribués sous la marque Oté gran mèr ! (confitures, rougails, achards, épices, pâtes de piment…). Trésorier de la chambre de métiers et de l’artisanat, président de l’Union des transformateurs agroalimentaires de La Réunion (UTAR), Cédric Daly fait partie des treize entrepreneurs et entrepreneuses qui se sont positionnés pour faire partie du premier groupement d’exportation collaborative réunionnais. Il est d’ailleurs lui-même, en grande partie, à l’origine de la concrétisation de ce projet. « Tradition 974 exporte en métropole depuis 2017. L’UTAR a été constituée pour optimiser les coûts de nos matières premières et de leur transformation », rappelle Cédric Daly. « Quand nous avons entendu parler du projet du club Export, nous nous sommes tout de suite rapproché de lui pour en savoir plus. La formule du groupement d’exportation collaborative était une découverte pour nous. J’avoue qu’au départ, nous étions intéressés, mais un peu sceptique au vu des expériences à l’export de chacun d’entre nous. En écoutant Cécile Boury, nous avons compris qu’il y avait là une possibilité nouvelle. »

L’exportation : un chemin complexe
C’est au Salon international de l’agriculture qu’Oté gran mèr ! a commencé à vendre en métropole. Devant le succès croissant de ses participations successives au salon, Tradition 974 a décidé de passer à la vitesse supérieure en créant un atelier de production en métropole. Les produits d’Oté gran mèr ! distribués en métropole sont confectionnés et conditionnés sur place à partir de matières premières importées de La Réunion. La marque a également bénéficié d’une distribution dans les magasins Leclerc de Normandie dans le cadre de l’opération « La Réunion des talents » initiée par Leclerc Réunion. Bien que positives, ces expériences montrent aujourd’hui leurs limites. Développer les ventes en métropole nécessite d’investir non seulement dans de la logistique de livraison, mais également dans du marketing et de la prospection commerciale. Des coûts cumulés auxquels une petite entreprise artisanale peut difficilement faire face seule. D’où l’intérêt de la mutualisation des coûts et de l’expertise commerciale professionnelle qui sont attachées au groupement d’exportation collaborative. « Nous allons pouvoir nous attaquer à d’autres circuits de distribution métropolitains que les GMS. Je pense aux épiceries fines et aux épiceries en général », confie Cédric Daly. Et les autres marchés européens ? « Nous partageons tous le souhait de mettre toute notre énergie, pour commencer, sur la métropole et de ne pas nous disperser sur trop de territoires. Le projet actuel tient la route. Le retour sur investissement prendra peut-être du temps, mais nous sommes confiants dans son potentiel ».

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