Si des nuages assombrissent la situation dans l’Atlantique, tout va bien pour la coopérative maritime Windcoop. Elle a franchi, le 3 avril, une nouvelle étape dans la construction du premier porte-conteneurs à voile destiné à relier Marseille et Madagascar, Miaraka : la pose de la quille.
Conçu pour transporter 210 conteneurs EVP* – soit environ 2 500 tonnes de marchandises – sur sa future ligne Marseille-Madagascar, le porte-conteneurs de 91 mètres sera équipé de trois ailes rigides automatisées offrant 1 050 m2 de surface vélique. Baptisé Miaraka, il est en cours de construction en Turquie. Sa mise à l’eau est prévue en décembre 2026, pour une livraison en mai 2027. L’avancement de ce projet mérite d’autant plus d’être souligné que, dans l’Atlantique, des vents contraires conjoncturels soufflent sur le transport maritime vélique. Confrontée à des retards dans la livraison de navires et à la hausse des droits de douane américains, la compagnie pionnière Towt, positionnée dans le transport transatlantique, a été mise en liquidation judiciaire. Towt exploitait les navires Anemos et Artemis. Reprise par Crédit Mutuel et son fonds RES (Révolution environnementale et sociale), elle va toutefois reprendre la mer très prochainement. Mais le vent souffle aussi dans le bon sens : adoptée le 1er avril par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, la proposition de loi transpartisane sur la propulsion vélique a été votée à l’unanimité le 12 mai. Cette loi vise à donner un cadre juridique au transport maritime vélique et un cadre fiscal pour soutenir ses investissements.* Équivalent vingt pieds.











