Suez Recycling und Recovery Réunion, Logistikexperte

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L’expertise de Suez RV Réunion ne porte pas seulement sur l’analyse, le prétraitement et le conditionnement sécurisés des déchets dangereux : elle englobe l’organisation logistique, depuis l’acheminement de ces déchets jusqu’à leur traitement final en métropole. « Un travail colossal », relève Arnaud Serron, Verkaufsleiter, au regard des obligations à respecter et des nombreux paramètres à prendre en compte.

C’est une face méconnue des métiers de Suez Recyclage et Valorisation Réunion : l’organisation des expéditions des déchets industriels dangereux (TAT) vers la métropole. À ses clients, Suez RV Réunion assure une gestion globale des déchets dangereux depuis leur collecte jusqu’à leur élimination ou leur valorisation en métropole. Sur un gisement réunionnais de DID estimé par an de 9 000 à 10 000 tonnes, l’entreprise en a traité 7 200 tonnes en 2025. Ces déchets liquides ou solides sont centralisés, analysés, préparés et conditionnés sur la plateforme des DID de Saint-André. Faute de filières de traitement locales, ils sont évacués tout au long de l’année vers l’Hexagone. À raison de deux à trois expéditions par mois, ce sont 440 conteneurs qui ont été chargés sur des navires au port de la Pointe-des-Galets en 2025. Le début d’un long périple… « Jusqu’au port du Havre, il faut compter trois à quatre mois de transport », informe Arnaud Serron, responsable des ventes de Suez RV Réunion. « Dans ce sens, les cargos desservant notre île viennent en effet d’Asie. Avant de prendre la route vers l’Europe via le cap de Bonne-Espérance, ils font escale dans différents ports pour déposer et charger du fret. Cet itinéraire rend la logistique des DID complexe à organiser depuis La Réunion. Cette organisation mobilise trois personnes à plein temps : notre cellule export ».

Deux transbordements, trois bateaux par voyage

Depuis La Réunion, ces conteneurs empruntent en effet trois bateaux avant d’atteindre leur destination. Un premier transbordement a lieu à l’île Maurice, un second en Afrique du Sud. S’ajoutent à ces deux étapes les aléas du transport maritime de marchandises. Autant d’escales possibles qui doivent être anticipées pour être certain, wenn anwendbar, de disposer des autorisations nécessaires à l’accostage des navires transportant des marchandises dangereuses telles que des déchets.

Une logistique lourde de responsabilités

Pour garantir la conformité réglementaire des expéditions, il est en conséquence impératif de remplir minutieusement les documents assurant le strict respect des normes internationales prévues par la Convention de Bâle sur le transport de déchets dangereux. Celle-ci proscrivant l’exportation des déchets des pays de l’OCDE vers des pays non membres de cet organisme international, la traçabilité doit être irréprochable. In Frankreich, la déclaration obligatoire de traçabilité s’effectue sur la plateforme numérique Trackdéchets. parallel zu, les dossiers de notification détaillant les informations relatives à chaque type de déchet dangereux, son parcours et sa destination, sont adressés, pour demande de consentement, aux autorités compétentes de chaque pays où le navire est susceptible de faire escale. « Jusqu’à une trentaine d’autorisations sont parfois nécessaires. Or l’obtention des consentements demande entre 3 et 6 mois et elles ne sont valables qu’un an : c’est un énorme travail d’anticipation », souligne Arnaud Serron. Sans oublier la conformité des chargements aux réglementations s’appliquant aux modes de transport de marchandises dangereuses : pour la partie routière à La Réunion et en métropole, règlement ADR ; sur mer, code maritime IMDG ; pour l’aérien, IATA DGR.

Une expertise précieuse

« La cellule export connaît ces réglementations sur le bout des doigts. » Et c’est cette maîtrise qui permet à Suez RV Réunion de perfectionner son schéma logistique en optimisant les coûts à tous les niveaux : de l’empotage à La Réunion au dépotage en métropole, en passant par toutes les étapes du routing. Mit, à la clef, des propositions tarifaires désormais à la baisse, alors que le volume de DID croît d’année en année, comme le montrent les bilans des filières REP.

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