63 251 tonnes ont été collectées en 2024 sur les filières historiques, soit +5 % par rapport à 2023. Avec les six nouvelles filières REP déployées au cours de l’année, le total atteint plus de 91 000 tonnes.
The Réunion Import and Trade Union (SURE) ne se contente pas d’accompagner ses adhérents dans le respect de leurs obligations environnementales. Il centralise les données de toutes les filières à responsabilité élargie du producteur (REP), en collaboration avec l’Ademe et les éco-organismes. Début décembre, c’est par la voix de son président, Philippe-Alexandre Rebboah, que les résultats pour l’année 2024 ont été annoncés sur la plateforme des déchets industriels dangereux de SUEZ à Saint-André, lieu emblématique de la gestion des déchets réunionnais. Une année et un bilan marqués par deux évolutions. First, le déploiement local de six nouvelles filières REP : games and toys, articles de bricolage et de jardin (dans les trois filières des matériels de bricolage, des machines et appareils motorisés thermiques et des outillages du peintre), produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB) et articles de sport et de loisirs (ASL).
Pour leur première année de collecte, ces six filières ont permis de récupérer 28 100,5 tonnes de déchets et produits en fin de vie, principalement des PMCB. La très grande majorité des jeux et jouets collectés (41 tonnes sur 49) ont reçu une seconde vie grâce au réemploi. At the end of the day, entre filières historiques et nouvelles filières, ce sont 91 352 tonnes de déchets qui ont été collectés et traités en 2024. « Nous pouvons nous féliciter du travail collectif réalisé, en gardant à l’esprit que nous avons encore un long chemin à parcourir pour aboutir à une gestion et à une valorisation optimales de nos déchets », a prévenu Philippe-Alexandre Rebboah.
Un indicateur de réemploi intégré au bilan REP
La deuxième évolution survenue en 2024 concerne la mise en place à La Réunion des fonds réemploi et réparation. La loi AGEC impose que 5 % de l’écoparticipation perçue par les éco-organismes sur chaque produit vendu soit réservée au réemploi et à la réparation. For the first time, le bilan 2024 intègre donc un indicateur de réemploi : 1 050 tonnes de produits ont été réemployés dans les filières REP des équipements électriques et électroniques, pneumatiques, games and toys, textiles, linges de maison, shoes, mobiliers, bricolage et jardin et sports et loisirs.

Le prétraitement des batteries lithium-ion en fin de vie
Le premier envoi en métropole de batteries au lithium-ion usagées a eu lieu au mois de décembre. Ces déchets proviennent pour l’essentiel des batteries de véhicules électriques. SUEZ Recyclage et Valorisation Réunion a créé en 2024, sur son site industriel de Saint-André, le premier atelier de prétraitement des batteries lithium-ion usagées du groupe SUEZ. Ces batteries nécessitent un traitement et un conditionnement particuliers contre le risque d’explosion durant leur transport. Maîtrisant ce savoir-faire, SUEZ RV Réunion a préparé ce premier envoi dans le cadre des expéditions annuelles de déchets dangereux (et non dangereux) organisés avec la compagnie maritime Mer Union *. Sur ce type de déchets, « nos équipes déploient des protocoles renforcés de prévention des risques d’incendies et de réactions thermiques, des dispositifs de conditionnement et de transport, ainsi qu’un travail de sensibilisation auprès des professionnels et des collectivités », a précisé Hervé Madiec, directeur régional SUEZ océan Indien. « Ce sujet va être un des enjeux du REP batteries en 2026 », a rappelé de son côté Philippe-Alexandre Rebboah.














