Disparition des allégations environnementales trop vagues, encadrement des labels de durabilité, et apparition d’une notice sur les garanties : le Centre européen des consommateurs France explique ce qui change, en magasin comme en ligne, à compter du 27 septembre avec la directive européenne dite « EmpCo ».
L’Europe entend lutter contre les fausses promesses écologiques et les arguments marketing trompeurs
L’Union européenne est catégorique : il faut que les consommateurs sachent ce qu’ils achètent. C’est pourquoi une nouvelle directive vise à mieux les informer pour leur permettre de choisir en connaissance de cause. Exit les termes vagues tels que « écologique », « vert », ou « respectueux de l’environnement » sur les produits vendus dans l’UE. Désormais, ces allégations environnementales ne peuvent être utilisées que si elles reposent sur des informations précises, des preuves fiables et vérifiables. Il n’est plus possible non plus de valoriser la durabilité d’un produit si par exemple seul son emballage est biodégradable. D’autres pratiques publicitaires sont visées par la directive européenne, qui entre en vigueur le 27 septembre. Une compagnie aérienne ne peut plus clamer sa « neutralité carbone » du simple fait de compenser ses émissions de gaz à effet de serre. Ou encore les labels de développement durable sont interdits sauf à être contrôlés par un organisme de certification indépendant ou établis par une autorité publique comme l’écolabel européen.

Autre apport de la directive européenne : informer sur la garantie de conformité. De nombreux consommateurs ignorent encore que les produits neufs achetés dans l’UE à des professionnels sont garantis pendant au moins deux ans. C’est pourquoi l’Europe impose la mise en place d’une notice harmonisée en signalant l’existence. Elle doit être bien visible, placée sur une affiche en magasin, près de la caisse ou sur le site du vendeur. En un coup d’œil, l’acheteur doit pouvoir prendre connaissance des conditions de cette garantie, c’est-à-dire savoir qu’elle est valable au moins deux ans, voire plus dans certains pays, et aussi dans quelles situations elle peut être exercée.
La garantie légale de durabilité
Certains fabricants proposent parfois une garantie commerciale de durabilité, supérieure à deux ans. Les biens concernés doivent être garantis dans leur intégralité et conçus pour durer plus longtemps. Le fabricant peut alors apposer un label européen GARAN, sur le produit ou sur son emballage. Si ce n’est pas le cas, charge au vendeur de l’afficher en magasin ou sur son site. Le principe de ce label est d’ailleurs rappelé sur la notice harmonisée. Offerte gracieusement à l’achat du produit, la garantie commerciale de durabilité va au-delà de la garantie légale et peut constituer un critère d’achat. Par exemple, lorsque l’on hésite entre deux lave-linge, savoir que l’un d’eux est garanti dix ans en cas de dysfonctionnement peut jouer sur la décision. Grâce à ces mesures, l’Europe entend lutter contre les fausses promesses écologiques et les arguments marketing trompeurs. Et donner aux consommateurs les informations nécessaires pour faire des choix éclairés.













