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mardi 25 janvier 2022

Madagascar

Air Madagascar en redressement judiciaire
Le tribunal de commerce de Tananarive a officiellement prononcé la mise en redressement judiciaire d’Air Madagascar et de sa filiale Tsaradia le 18 novembre. La cessation de paiement a été fixée au 19 octobre pour la compagnie nationale, au 14 octobre pour sa filiale. Les créanciers ont deux mois pour se déclarer. Le 10 novembre, le conseil des ministres avait approuvé le recrutement du cabinet Rotschild & Co comme conseiller financier du gouvernement. Le cabinet français aura notamment pour mission de proposer des solutions de restructuration du capital d’Air Madagascar et de rechercher d’éventuels investisseurs.

Hydro-électricité : le projet géant de Sahofika lancé
Le contrat de concession de la future centrale hydroélectrique de Sahofika et d’achat de l’énergie produite par l’unité a été signé le 15 novembre par l’Etat malgache et la société NEHO (Nouvelle Energie Hydroélectrique de l’Onive), qui porte le projet. La centrale sera la plus importante du pays, avec une capacité de production de 192 mégawatts. Elle sera édifiée sur le fleuve Onive, à une centaine de kilomètres au sud-est de Tananarive. Le projet était annoncé depuis 2016. De longues négociations sur le tarifs d’achat de l’électricité ont été nécessaires pour le faire aboutir.
La société NEHO regroupe trois principaux investisseurs : le groupe français Eiffage et deux groupes panafricains spécialisés dans l’eau et l’électricité, Thémis et Eranove. La production de Sahofika sera injectée sur le futur réseau interconnecté de Tananarive, Tamatave et Fianrantsoa et devrait permettre une baisse du prix de l’électricité.

La fraude électrique gangrène Madagascar
Dans un pays ou moins de 17% de la population a accès à l’électricité, l’organisation non gouvernementale Transparency International vient de publier un rapport sur des fraudes massives qui entachent la production d’électricité à Madagascar. L’étude pointe notamment du doigt le coût exorbitant de l’électricité achetée à des producteurs privés par la société d’Etat Jirama, incapable d’investir dans la maintenance de ses propres centrales ou la création de nouvelles unités. De plus, les producteurs privés ne livreraient qu’une partie de l’énergie facturée, ce qui impliquerait des complicités au plus haut niveau de l’Etat. « La Jirama paie des sommes faramineuses à ces sociétés (…) qui, à leur tour, soutiennent financièrement les campagnes électorales des candidats aux présidentielles », affirme Transparency International.

Financement politique : l’opacité règne
Transparency International-Initiative Madagascar a également rendu public mi-novembre un rapport d’enquête sur l’opacité du financement politique dans la Grande Île, évoquant une « capture de l’État par des intérêts privés ». « Dans certains secteurs, des décisions prises par le régime actuel laissent penser qu’il y a un retour d’ascenseur vis-à-vis des d’entités, personnes ou entreprises privées qui ont ou auraient pu financer la dernière campagne présidentielle », a déclaré un responsable de Transparency International à Radio France International.

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