L’activité économique de La Réunion a été pénalisée par les effets de la crise au Moyen-Orient au 2e trimestre, selon l’analyse conjoncturelle de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (Iédom).
Après deux trimestres consécutifs de hausse, l’indicateur du climat des affaires a diminué de 3,6 points à 100,1 – son niveau de long terme. La forte hausse du carburant a fait se redresser l’inflation et conduit une majorité d’entreprises à augmenter ses prix de vente.
Les commerçants notent une baisse de fréquentation, à relier à la hausse du prix des carburants. La hausse du montant du panier, en particulier dans la grande distribution alimentaire, n’aurait pas totalement compensé cette moindre fréquentation. Après trois trimestres de baisse du nombre de demandeurs d’emploi, le marché du travail se durcit.
Pour le troisième trimestre consécutif, le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté. En cumul sur les 12 derniers mois, 1 236 d’entre elles ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaires à fin juin – un nombre supérieur au pic atteint fin 2024. En glissement annuel les défaillances progressent de 17 %. « Ces difficultés se reflètent dans l’évolution des soldes de gestion (charges, trésorerie, et délais de paiement) qui se dégradent, note l’Iédom. Les en-cours de crédits d’exploitation contractés par les entreprises sont en baisse de 2,2 % en variation trimestrielle, et de -6,7 % en glissement annuel.










