Les organisations patronales interprofessionnelles de La Réunion (CPME et Medef) et plusieurs organisations, associations et syndicats patronaux et professionnels historiques (Association pour le développement industriel de La Réunion, Fédération réunionnaise du BTP et Union des métiers des industries de l’hôtellerie) ont annoncé le 29 octobre la création du mouvement Socle, « destiné à renforcer l’action collective en faveur du développement économique et social du territoire ».
Le mouvement se veut pour l’instant informel, sans structure juridique, ni président, ni secrétaire général. Parmi les priorités immédiates figure évidemment la préservation des exonérations de charges patronales, « essentielles au maintien de la compétitivité et de l’emploi local ». Quelques jours plus tard, le gouvernement a fait savoir qu’il renonçait à son projet de « rabotage » des exonérations dès 2026, mais le sujet reviendra sur la table l’an prochain. Socle va également se battre pour le maintien de l’aide fiscale à l’investissement productif, « levier stratégique pour encourager l’innovation et la production locale », qui pourrait être affaiblie dans le projet de loi de finances pour 2026. Le mouvement entend d’autre part « proposer des dispositifs plus territorialisés, lisibles et pérennes, inscrivant les projets sur le moyen et le long terme, pour offrir aux chefs d’entreprise un cadre plus stable et favorable au développement ». Ce regroupement rappelle celui de l’éphémère « Réunion économique », à la fin des années 2000. Socle est toutefois moins large, on note par exemple l’absence des chambres consulaires en son sein. Ses fondateurs n’en ont pas fermé la porte. Le Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion a notamment exprimé sa volonté de rejoindre le mouvement, lors de son assemblée générale annuelle du 4 novembre dernier.











