Pour la quatrième année consécutive, Ipsos océan Indien a capté le comportement du shopper réunionnais. Comment réagit-il au contexte économique immédiat, mais aussi à ce monde en mutation, source d’anxiété ? Nous avons commencé à rendre compte, dans notre précédente édition, de son étude « Naviguer dans la complexité » avec les données montrant la tentation du repli sur soi. Mais le shopper, par la consommation, cherche aussi à reprendre la main sur son quotidien.

L’infidélité
De plus en plus de consommateurs jugent, notent, ne se sentent plus liés par un pacte d’habitude et de confiance avec une marque ou un point de vente. « Pour 55 % des Réunionnais, chacun doit pouvoir consommer comme il veut, selon ses envies du moment. » Réaliste, il va là où ses moyens rejoignent ses envies.
La revendication d’authenticité
Parallèlement, l’étude d’Ipsos océan Indien souligne la « fatigue mentale liée à l’hyperconnexion, la mise en scène permanente et le cyberharcèlement », qui « génèrent un besoin fort de retrouver de l’authenticité ». La tendance est très forte sur les réseaux sociaux de célébrer l’ordinaire, la normalité, le naturel, de s’absoudre des standards de beauté ou de performance.
La consommation maligne
La navigation ici consiste à maîtriser son budget et à faire preuve d’intelligence pour payer moins cher et ne plus se contenter de subir. Pour ce faire, le shopper dispose de plusieurs moyens, « source de fierté lorsqu’on consomme », relève l’enquête.
La posture à contre-courant
Corollaire de l’attitude précédente, de nombreux jeunes « assument de ne pas avoir d’ambition professionnelle ».
Ils désertent la positivité, l’injonction à être heureux, la quête d’épanouissement personnel, qui deviennent pour eux des tyrannies et poussent certains à s’en échapper.













