À l’occasion de ses 30 ans, le deuxième acteur de la santé privé à La Réunion, spécialisé en psychiatrie et en rééducation fonctionnelle, change de nom pour affirmer son ancrage local et ce qui le distingue dans son approche thérapeutique.

En termes de qualité de soins et de confort dans l’hébergement des patients, le groupe Les Flamboyants met la barre très haut, avec en psychiatrie des unités spécialisées pour les mineurs dès 12 ans, les jeunes adultes, les adultes et les personnes âgées, avec en rééducation spécialisée des outils innovants et des plateaux techniques de pointe. Ses établissements ont la certification Haute Qualité des soins, délivrée par la Haute Autorité de santé. Aussi le groupe peut se permettre non plus seulement d’afficher au grand jour ses réalisations (ce qu’il fait régulièrement dans le souci d’informer le public), mais de marquer ouvertement sa différence du système médical privé français en proie à la financiarisation (dans l’Hexagone, 40 % des cliniques privées sont aujourd’hui sous le contrôle de quatre groupes). Fondé en 1995 par les docteurs Gérard et Marie-Andrée d’Abbadie, psychiatre et pédopsychiatre, le groupe réunionnais a toujours tourné le dos à cette logique. Acteur majeur de la santé mentale, il chapeaute aujourd’hui trois cliniques psychiatriques (Les Flamboyants Ouest, Sud et Est), deux cliniques de rééducation (Les Tamarins Ouest et Sud) et la clinique Uhaju (« flamboyant » en shimaoré), à Mayotte. Il intègre une blanchisserie industrielle, Tounet, qui met son expertise au service d’autres établissements de santé et de l’hôtellerie. Le groupe vient d’ouvrir, au Port, le pôle de santé Carambole, réservé aux spécialistes libéraux dans une optique de prise en charge globale et coordonnée des patients en amont et en aval de l’hospitalisation. Au total, il emploie 950 collaborateurs, génère près 600 emplois indirects et prend en charge plus de 4 000 patients par an.

Une démarche participative
Sous la conduite de son président, Philippe d’Abbadie, et de sa directrice générale, Aude d’Abbadie Savalli, le groupe familial a entrepris en 2025 une démarche de consolidation visant à lui donner davantage de cohérence et une identité mieux affirmée. Cette démarche participative a commencé par les « ateliers des 30 ans », qui ont réuni collaborateurs et représentant des usagers. Elle s’est poursuivie par une enquête en ligne et par des entretiens approfondis avec des parties prenantes (professionnels libéraux, partenaires institutionnels). Elle s’est clôturée par un séminaire ayant donné naissance à un plan d’action 2025-2030 autour de cinq orientations : renforcer le positionnement du groupe sur ses spécialités ; améliorer l’efficacité et la lisibilité des soins ; développer la collaboration avec le secteur libéral ; affirmer encore davantage l’ancrage réunionnais du groupe ; assurer l’autonomie en compétences de La Réunion en faisant valoir l’attractivité du territoire et du groupe pour recruter, si nécessaire à l’extérieur.
Redonner confiance
Derrière le jeu de mots, le nouveau nom, RunéSens, concentre l’essentiel. « C’est un nom qui parle de soins, d’humanité et d’avenir, qui évoque l’autre idée de la santé que nous portons, qui traduit notre engagement au quotidien », explique Aude d’Abbadie Savalli. Le « é » en forme de smiley n’est pas le moins important : outre sa fonction de lien, il exprime la positivité thérapeutique, au fondement du groupe. En psychiatrie comme en rééducation, redonner au patient confiance en lui-même et en ses capacités : tel est le maître mot.












