Circana n’intègre pas les données réunionnaises. Cependant le portrait en chiffres d’E.Leclerc Réunion présenté par Christophe Nguyen, son directeur commercial et marketing, a fourni des éléments de comparaison avec la consommation réunionnaise.

La Réunion compte 11 E.Leclerc Express et 7 hypermarchés, dont 4 centres commerciaux. L’enseigne E.Leclerc Réunion a connu au premier semestre de 2025 une croissance en valeur de son chiffre d’affaires de 1,6 %, avec des volumes légèrement en baisse (-0,3 %) et une inflation à 2 points. Sur l’année, les volumes s’annoncent à la hausse pour la deuxième année consécutive, grâce surtout aux E.Leclerc Express. Le maillage des petites et grandes surfaces permet d’entretenir une relation forte avec la clientèle, qui profite de sa politique du moins cher. L’écart de prix avec l’enseigne la plus chère de l’île est de 17 points (les magasins E.Leclerc Réunion pratiquent les mêmes prix, quelle que soit leur taille). Les GMS réunionnaises étant plus fréquentées, le chiffre d’affaires au mètre carré est, chez E.Leclerc Réunion, le double de celui de la métropole.
Un CA au m2 double de celui de la métropole
En matière d’offre, l’enseigne propose, en complément du tronc commun, des assortiments spécifiques avec une place importante accordée aux produits locaux (30 % de l’assortiment général en incluant fruits, légumes, œufs et viande). L’enseigne valorise les métiers de bouche (boucherie, charcuterie) avec un laboratoire de production intégré situé au sein de l’établissement de Saint-Joseph. L’enseigne étudie la mise en place d’une activité de traiteur. La place des MDD (36 % en métropole) est deux fois moindre. Le non alimentaire ne recule pas comme en métropole, grâce aux ventes de textile. L’arrêt des prospectus depuis deux ans a permis, notamment, d’investir dans la qualité des magasins. Malgré sa modestie (3 % du chiffre d’affaires ), le drive, né pendant la pandémie, est maintenu. E.Leclerc Réunion est prête à le développer dès que la demande se fera sentir.
La juste taille des hypers
Voilà quatre ans que les organisateurs et tous les invités métropolitains de StratCo Run, sans exception, font l’éloge de la grande distribution réunionnaise et de son environnement qualitatif pour les consommateurs.
Un atout pour mieux affronter les défis de l’avenir ?
« J’ai visité des magasins magnifiques, où l’on fait commerce et pas seulement distribution. Des magasins dont, en métropole, on pourrait s’inspirer », a déclaré la directrice des études de Circana, Émily Mayer. La modernisation des magasins, leur esthétique soignée, leur propreté, leur animation, tranchent sur nombre de grandes surfaces de métropole, où les courses ressemblent plus à une corvée. Deux autres atouts évoqués par Émily Mayer s’appliquent à la grande distribution réunionnaise. La surface moyenne des hypers locaux : de 3 500 à 5 000 m2, une taille humaine comparée aux formats de 10 000 m2 et plus, remis en cause aujourd’hui. D’autre part, l’indépendance des magasins, dont se rapprochent aussi les franchises réunionnaises, donne plus de liberté pour investir et pour diversifier l’assortiment.















