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vendredi 30 septembre 2022

OSR Sécurité bouscule les préjugés

Il s’agit des préjugés qui frappent les habitants, les jeunes en échec scolaire en particulier, de ce qu’on appelle les « quartiers ». Pour les avoir connus aussi dans leur jeunesse, les dirigeants d’OSR Sécurité, aujourd’hui la plus importante société réunionnaise de sécurité privée, offre à ces jeunes une chance d’insertion professionnelle à travers les métiers de la sécurité. Et ça marche.

Ahamad Hamady, Directeur des services opérationnels
Réunion, Mayotte et Métropole

Derrière l’agent de sécurité à l’uniforme impeccable surveillant les travées d’un centre commercial, derrière la préposée au Poste d’Inspection Filtrage (PIF) aéroportuaire, c’est-à-dire derrière des fonctions exigeant une confiance totale, il y avait peut-être, quelques années auparavant… un garçon et une fille sans qualification qui ne savaient pas ce qu’ils allaient devenir. « Insertion professionnelle », c’est, avec « professionnalisme », un autre maître-mot de Younes Bahala, Directeur Général d’OSR Sécurité, pour expliquer le volontarisme de l’entreprise en matière de recrutement. Forte de son assise territoriale, OSR Sécurité va au-devant des jeunes en échec scolaire et leur offre la possibilité d’acquérir un métier. Sortant de sa discrétion naturelle, l’entreprise de sécurité dévoilait dans nos colonnes, il y a quatre mois, avoir décroché le contrat de la sécurité de la plus importante station de traitement des eaux d’Europe en métropole. C’est aujourd’hui un autre aspect de son activité qu’elle révèle. Aspect bien connu des acteurs de l’insertion professionnelle réunionnaise – Pôle Emploi, Missions Locales, associations, etc. – qui sont ses partenaires. OSR Sécurité veut mieux faire connaître, non seulement ses métiers, mais celles et ceux qui les exercent.

Des job dating dans les quartiers
L’entreprise est de tous les salons de l’emploi, de toutes les manifestations touchant l’insertion professionnelle. Elle reçoit jeunes, et moins jeunes, en quête d’une formation et d’un travail au cours de job dating. Mais OSR Sécurité va plus loin en allant directement dans les quartiers. « Nous voulons aider les jeunes qui sont motivés et qui veulent s’en sortir. Nous organisons des job dating dans les quartiers depuis une dizaine d’années. Nous essayons d’en monter deux par an. Toutes celles et ceux qui le souhaitent sont reçus. Nous leur expliquons ce que nous faisons et comment, eux aussi, pourraient intégrer les métiers de la sécurité » explique Younes Bahala. OSR Sécurité passe par l’intermédiaire des associations et des Missions Locales. L’information circule. Le bouche à oreille fonctionne à plein. Des parents amènent leurs enfants. Le dernier job dating d’OSR Sécurité a eu lieu l’année dernière au Chaudron à Saint-Denis. « Tout le monde doit avoir sa chance, déclare Younes Bahala. Les jeunes que les professions de la sécurité n’attirent pas, nous les orientons vers d’autres métiers, l’entretien d’espaces verts, le bâtiment, le nettoyage professionnel, nous leur donnons les contacts d’entreprises qui sont dans la même démarche d’insertion que nous. »

Un parcours en plusieurs étapes
Vient ensuite un entretien plus approfondi avec les candidats, « pour s’assurer de leur bonne moralité » prévient Younes Bahala. L’encadrement réglementaire des métiers de sécurité l’impose. Un casier judiciaire vierge et une bonne moralité sont les sésames pour obtenir la carte professionnelle préalable, indispensable pour pouvoir suivre la formation d’Agent de Prévention et de Sécurité (APS) qui dure cinq semaines. Formation dispensée par des centres de formation agréés partenaires. A la clé, un diplôme donnant droit à la carte professionnelle d’APS. Celle-ci se renouvelle tous les cinq ans avec un MAC APS (Maintien et Actualisation des Compétences Agent de Sécurité) qui est un recyclage obligatoire. Ces cartes sont délivrées par le CNAPS (Conseil National Des Activités Privées de Sécurité), service du Ministère de l’Intérieur. Durant la formation, les profils des candidates et candidats sont étudiés pour déterminer le type de mission qui, au sein de la sécurité, semble leur convenir le mieux. Ainsi les nouveaux venus arrivent sur le terrain dans les meilleures conditions, encadrés par les « anciens ». Ils pourront faire carrière et gravir les échelons au sein de l’organisation d’OSR Sécurité, à l’image de Ahamad Hamady, originaire du Chaudron, devenu le numéro deux de l’entreprise en charge de la direction de ses services opérationnels pour La Réunion, Mayotte et la Métropole, soit quelques 800 personnes à gérer sur ces trois théâtres d’opérations.

BASTOI Vitta

BASTOI VITTA : « JE ME SUIS TOUT DE SUITE BIEN INTÉGRÉ CHEZ OSR SÉCURITÉ »
Je suis originaire du Chaudron et j’ai 27 ans. C’est par mon service militaire au RSMAR que je suis entré chez OSR Sécurité en 2017. J’avais déjà un Bac Pro Sécurité Prévention, et un passage par l’université, en arrivant au RSMAR en 2016. J’ai été affecté en tant qu’aide-moniteur à l’instruction d’agent de sécurité, une des formations du RSMAR. Quand OSR Sécurité est venu à la caserne pour recruter, j’ai évidemment postulé et j’ai été pris. Là j’ai fait l’expérience réelle du terrain d’Agent de Prévention et de Sécurité et d’Agent de Sécurité Incendie. Ensuite, j’ai évolué dans l’entreprise. J’ai aujourd’hui une fonction de contrôleur : je passe sur les sites vérifier la qualité de nos prestations et la satisfaction de nos clients. Au besoin, j’aide les équipes à améliorer leurs dispositifs. Je me suis tout de suite bien intégré chez OSR Sécurité. Je connais d’autres entreprises de sécurité et je peux vous dire qu’il y a une différence. Le plus, je le vois dans la manière de travailler, le contact humain au sein de l’entreprise, et dans les moyens professionnels mis en œuvre.

FRÉDÉRIQUE M’CASA

FRÉDÉRIQUE M’CASA : « IL Y A UN AN, JE N’AURAIS JAMAIS IMAGINÉ CE QUE JE FAIS AUJOURD’HUI »
Je suis des Camélias, j’ai 26 ans. Je travaille depuis un an chez OSR Sécurité. Je me suis présenté au job dating d’OSR Sécurité du salon de l’Emploi 2021. J’ai postulé comme agent de sécurité. J’avais un Bac en Communication et Gestion des Ressources Humaines et un BTS d’Assistant manager. Je n’avais rien trouvé d’intéressant jusque-là. Ils m’ont embauché comme agent d’exploitation. J’ai commencé à l’accueil physique et téléphonique pour me familiariser avec le métier avant de bénéficier d’un contrat Prodiat, un contrat de professionnalisation avec un accompagnement sur mesure par un tuteur dans l’entreprise. Avec cette formation et cette qualification en plus, j’ai pu évoluer. J’ai aujourd’hui la responsabilité des plannings des agents de sûreté de l’aéroport et de nos sites SEVESO. Je collabore aussi à la gestion des ressources humaines. Ce qui caractérise l’entreprise, je crois que c’est l’écoute, la disponibilité, l’attention aux personnes. J’ai été très bien accueillie. Chaque fois que j’ai besoin de conseils, il y a quelqu’un pour me répondre. Ça m’a beaucoup aidé pour évoluer. Il y a un an, je n’aurais jamais imaginé ce que je fais aujourd’hui.

LUDOVIC GRONDIN

LUDOVIC GRONDIN : « JE NE POUVAIS RÊVER MIEUX »
e suis de saint-André, j’ai 35 ans. J’ai commencé comme pâtissier chocolatier glacier. Puis je me suis éparpillé. Mais j’avais envie de bosser. J’ai passé le Certificat de Qualification Professionnelle d’Agent de Prévention et de Sécurité. J’ai commencé par des vacations, des petits boulots, jusqu’à ce que je postule chez OSR Sécurité. J’y suis depuis trois ans. Je me suis formé sur tous les postes, tous les sites : agent de sécurité, gardiennage, agent d’arrière-caisse en grandes surfaces, etc. OSR Sécurité m’a fait confiance et j’ai répondu à cette confiance. Je travaille aujourd’hui comme agent d’exploitation auprès de la direction : gestion de clients, planning des agents… Je ne pouvais rêver mieux. Chez OSR Sécurité, il y a l’écoute des clients mais aussi celle des agents. Les responsables se déplacent sur le terrain. Ils respectent le travail bien fait. Avec eux, c’est du donnant-donnant. Lorsqu’on donne de soi-même, ils donnent en retour. Ils jugent le travail, pas le milieu ni l’endroit d’où l’on vient. Ils m’ont donné ma chance.

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