15.6 C
La Réunion
vendredi 2 décembre 2022

Madagascar

Baisse de la production de riz
Environ 4 millions de tonnes de riz ont été produites à Madagascar en 2021-2022, chiffre en recul de 6 % par rapport aux récoltes précédentes, selon la Banque mondiale. La sécheresse serait la principale cause de cette mauvaise performance, qui a nécessité d’augmenter de 15 % le volume des importations de riz blanc (650 000 tonnes) afin de freiner la hausse des prix de cet aliment de base.

Une usine d’abattage de poulets inaugurée
L’usine d’abattage de poulets Mabel, construite par le groupe Inviso, a été inaugurée en juin dernier par le président de la République Andry Rajoelina à Anosimanjaka, près de Tananarive. L’unité a une capacité quotidienne de traitement de 20 000 têtes. Les poulets sont ensuite conditionnés entiers, découpés ou transformés en charcuteries. Mabel s’approvisionne pour l’instant auprès de 47 éleveurs, auxquels elle fournit les poussins et la provende, pouvant élever jusqu’à 85 000 poulets par cycle. Ce chiffre est appelé à doubler rapidement.

70 000 arrivées internationales en six mois
Près de 70 000 arrivées internationales ont été enregistrées au premier semestre, selon le ministère malgache du Tourisme. Plus de la moitié des visiteurs étaient des touristes d’agrément. Les Français (20,1 %) ont été les plus nombreux, devant les Italiens (11,5 %) et les Mauriciens (3,7 %). Les frontières de la Grande Île ont réellement été ouvertes, avec des exigences sanitaires moins strictes, à partir du mois d’avril. Un long chemin reste à parcourir pour retrouver le niveau de fréquentation touristique de 2019 (400 000 arrivées internationales).

Tananarive : les embouteillages coûtent 0,3 point de PIB
Dans une étude récente, la Banque mondiale a chiffré à 40 millions de dollars par an le coût des embouteillages qui congestionnent quotidiennement Tananarive. La vitesse moyenne de circulation libre est de 33,4 km/heure, estime cette étude, et la vitesse moyenne de fonctionnement de des minibus pendant les heures de pointe de 21,8 km/h. La Banque mondiale classe la capitale malgache à la 134e place du classement des 150 villes les plus stressantes du monde.

L’inflation de tous les dangers
À force de reculer, l’État malgache a été obligé de faire un grand saut : le 10 juillet dernier, après deux jours de discussion avec les compagnies pétrolières, la société civile et les associations de consommateurs, le président Andry Rajoelina a décidé d’augmenter le prix des carburants de 44 %. Le pays avait accumulé trop d’arriérés de paiement auprès des pétroliers pour continuer à subventionner les prix à la pompe. Alors que l’inflation atteint déjà 8 % sur un an dans la Grande Île, les répercussions inévitables de cette décision sur les prix des produits de première nécessité font craindre une explosion sociale.

Article précédent
Article suivant
- Publicité -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

- Publicité -spot_img

Derniers articles