« Bien que cette problématique ne soit pas propre aux territoires ultramarins, le dynamisme de l’emploi touristique y demeure limité et se heurte à des fragilités structurelles : difficultés chroniques de recrutement, précarité des conditions de travail et vulnérabilité face aux crises (sanitaires, sociales, climatiques), estime un rapport de la Cour des comptes, qui s’intéressait pour la première fois à ce sujet.
À ces contraintes s’ajoutent une concurrence internationale intense et un essoufflement du modèle balnéaire hérité des décennies passées, qui obèrent la croissance durable de activité. » Tout en soulignant les caractéristiques « hétéroclites » de l’activité touristique dans les Outre-mer, la Cour relève plusieurs constats communs. La quantification de l’emploi touristique reste lacunaire, et les données disponibles, déjà anciennes, limitent la capacité des collectivités à piloter cette politique sur leurs territoires (qui est beaucoup moins vraie à La Réunion). Malgré un chômage élevé, les employeurs peinent à recruter en raison du manque d’attractivité des métiers et de l’inadéquation des compétences, et les dispositifs nationaux d’emploi et de formation ne répondent pas aux besoins spécifiques du secteur. Enfin, « l’essor du tourisme durable et des emplois verts représente une opportunité, à condition d’adapter les formations et de mieux articuler emploi, tourisme et développement durable », estime la Cour des comptes.











