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La Réunion
mercredi 29 juin 2022

Glaces : une année 2020 record en métropole

Portée par des innovations gourmandes plébiscitées pendant les confinements, la catégorie des glaces a renoué en 2020 avec une croissance de + 10 % en valeur. Un résultat record boosté par des Français en quête de produits plaisirs et des industriels qui ont placé l’innovation à son plus haut niveau pour les satisfaire. Résultat : les Français n’ont jamais consommé autant de glaces avec près de 440 000 acheteurs supplémentaires en 2020 pour plus de 24 millions de foyers consommateurs au total sur l’année. Un succès renforcé par les performances du drive, champion toute catégorie dans ce contexte sanitaire.

En 2020, météo et confinements aidant, les Français n’ont jamais autant cherché le plaisir et l’évasion dans leurs moments de consommation. Synonyme de gourmandise, les glaces ont répondu à leurs attentes. Résultats : + 10,3 % de croissance en valeur à 1,26 milliards d’euros, + 8,9 % en volume pour atteindre les 171,8 millions de kg vendus ! Après une année 2019 en demi-teinte, la catégorie des glaces a signé une saison historique. Parmi les produits stars de cette année, les minipots (+30,8 % en valeur), les pots (+24,4 %), et les bâtonnets (+13,3 %) et les cônes (+11,2 %) hors mini. Cette profondeur de l’offre couplée à sa premiumisation ont séduit de nouveaux consommateurs : près de 440 000 acheteurs supplémentaires, soit plus de 24 millions de foyers qui ont consommé des glaces en 2020 (85,4 % de taux de pénétration).

Plaisir et nouveautés
C’est le duo gagnant du dessert préféré des Français. Avec quatre innovations dans le top 10 des meilleurs lancements de 2020, la catégorie des glaces revendique son dynamisme. Les innovations « plaisir » atteignent aujourd’hui 30 % des top 20 PGC-FLS et 45% du CA. Sur le rayon des surgelés sucrés, le poids de l’innovation représente 10,1% du CA, bien supérieur à la moyenne de 2,2 % pour le marché des PGC-FLS. En 2020, les entreprises des glaces ont lancé plus de 60 grandes innovations générant un CA de 987 millions d’euros ! Toujours plus innovants, les membres de l’Association des Entreprises des Glaces poursuivent sur leur lancée et promettent en 2021 de nouvelles expériences à tous les aficionados des glaces : surprise des goûts, jeux de textures, ingrédients invitant au voyage, formats ludiques, associations de saveurs et couleurs inédites.

Expériences gustatives et évasion
Avec 36 % des nouveaux consommateurs qui ont entre 35 et 49 ans, la catégorie des glaces joue cette année la carte du premium et des nouveaux moments de consommation. Les industriels jouent sur tous les leviers de la nouveauté pour (ré)inventer les instants glaces, à emporter, lovés sur le canapé ou en petit crunch à l’heure du goûter. A travers l’invitation au voyage avec des glaces aux noix de pécan du Texas, la passion associée à la mangue ou à la vanille de Madagascar, des glaces à l’italienne, du chocolat belge… A travers de nouveaux formats : bâtonnets ronds, pots conçus en duo, cônes en cookie… A travers des mélanges de textures : cœurs fondants brownies, noisettes ou cookies, morceaux de nougatine, des éclats d’amandes, des crunchs de chocolat, des fruits à croquer,… A travers des couleurs attractives : arc-en-ciel, gold, noire… pour le plaisir des yeux. Et toujours en soulignant l’offre de glaces responsables : recettes vegan, réduites en sucre, emballages recyclables, mention de l’origine des matières premières, production made in France, élargissement des gammes bio,…

Limiter les ruptures : une opportunité de croissance

Face au constat des ruptures de disponibilité de produits, l’Association des Entreprises des Glaces se mobilise pour transformer ce frein en une opportunité de croissance pour les industriels et les distributeurs.

Objectif prioritaire : une meilleure gestion de la volatilité naturelle de la demande. En un an, le taux de disponibilité dans les rayons s’est détérioré en métropole de près de deux points pour atteindre les 89 %. Sur un marché d’impulsion, l’impact est immédiat sur les actes d’achat, qui ne sont pas reportés, et sur la satisfaction client. Un manque à gagner qui représente 6,9 % du CA pour les professionnels du secteur. Pour réinscrire la supply chain au cœur des performances du marché, l’Association des Entreprises des Glaces se mobilise aux côtés des distributeurs sur des axes de progression et des pistes d’amélioration. Ainsi le lissage de l’approvisionnement et l’optimisation des transports. La maîtrise des à-coups des actes d’achats en magasin via une transparence totale sur les stocks et une gestion optimisée de l’écrêtage. La réflexion porte aussi sur l’engagement sur des taux de croissance co-signés en début de saison avec la fixation d’un seuil mensuel.

A la Réunion, gourmandise et réconfort

Pas de saison record à la Réunion, plutôt un maintien, et l’amorce de quelques tendances.
A la Réunion, la saison des glaces dure toute l’année. Bâtonnets, cônes, mini-pots : les glaces détentes sont toujours à l’honneur, de janvier jusqu’à décembre. Et la glace du partage, la glace familiale, tout autant. Avec bien sûr les pics des fêtes. Pas de quoi claironner pour autant à la Réunion sur ce marché en 2020. La glace a accompagné nos plaisirs gourmands et réconfortants, mais pas comme en métropole où le besoin de réconfort pour cause de pandémie était clairement plus important. Pour un directeur de GMS, le marché réunionnais de la glace « n’a pas été très dynamique » en 2020 et le marché métropolitain, vu sous l’angle de ses nouveautés et ses tendances, n’a pas connu que des succès. Baisse de prix et promotions seraient pour une bonne part dans ses performances. Par ailleurs, en fin d’année 2020, les bûches glacées de Noël n’ont pas connu en métropole autant de succès qu’escompté. A la Réunion, rien à signaler de notable sur ce plan, ni performance, ni contre-performance. La glace réunionnaise, avec ses parfums péi, a toujours autant de succès avec les deux grandes marques locales, Glaces de Bourbon et Adélis. En réduisant la consommation de glaces hors domicile, la crise sanitaire semble avoir accentué un phénomène noté depuis plusieurs années. L’achat de glaces se fait de plus en plus en GMS. Les ventes en boutiques, en stations services notamment, restent soutenues, mais dans le rapport entre les deux circuits, la balance penche vers la GMS. Un signe de l’évolution des modes de vie qui favorise les courses en grande distribution.

Les glaces artisanales éveillent l’intérêt

Le marché local de la glace alimentaire n’en possède pas moins toujours sa dynamique propre. « Il continue sa progression avec une offre restée globalement stable. Il n’y a pas d’écart de prix permettant aux produits de se différencier sur les prix. Ce qu’on remarque en revanche, c’est la progression de la glace artisanale, des produits ayant une image d’authenticité. Cette progression est encore modeste, mais on voit qu’elle s’inscrit dans la durée. » A noter aussi la bonne performance des pots de glace, le dessert du snacking. En conséquence, personne ne se montre déçu par l’année 2020 et les premiers mois de 2021 sont sur la même tendance. Les nouveautés mises sur le marché local ont été moindres qu’en métropole, mais elles ont trouvé leur place dans une offre déjà bien fournie qui reflète la place importante des glaces dans l’alimentation réunionnaise. Le marché n’a pour actualité notable que la reprise par la Cilam de la distribution des glaces Nestlé. D’où cette autre conséquence du marché de la glace en 2020 : sur fond de pandémie, l’année sera difficile à prendre comme référence pour juger des performances de 2021.

Les glaces, incontournables en stations-service

150 stations-service à la Réunion et quasiment toutes possèdent un meuble réfrigéré pour les sorbets, glaces et crèmes glacées. La station-service est le circuit privilégié des glaces individuelles sous toutes les formes, bâtonnets glacés, pots, cornets. L’étendue de l’offre dépend de la surface de vente. Il n’est pas rare, dans les plus grandes boutiques de stations-service qu’au moins deux meubles réfrigérés, voire trois, développent une offre de glaces digne d’un petit supermarché, avec un nombre non négligeable de marques différentes, avec également une offre de bacs familiaux. En frais, l’offre de glaces est la plus développée derrière celle des boissons rafraîchissantes. Les glaces sont incontournables pour toutes les stations services, quelle que soit l’enseigne. En particulier dans les stations-services de quartier qui sont autant des boutiques de proximité où l’on prend de l’essence que l’inverse. Tous les gérants sont unanimes : la glace est un produit qui se vend bien. Ainsi Aslam Gangate, gérant de la station-service Vito de la rue du Général de Gaulle, un point de vente moyen en surface qui consacre un de ses meubles réfrigérés exclusivement aux glaces : « C’est un produit qui s’est toujours bien vendu. Notre boutique profite d’une double clientèle, celle du quartier et celle de passage. Les glaces sont achetées par les adultes pour leurs enfants mais aussi pour eux. Notre offre privilégie les petits conditionnements parce que nous n’avons beaucoup de place pour développer cette offre. » Au chapitre des marques, si Adélis est pratiquement de tous les points de vente, les marques varient selon les emplacements, signe de la vive concurrence qui règne sur ce réseau également.

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