Orange Madagascar en fibre optique entre Tana et Majunga
Orange Madagascar a inauguré début décembre 2025 une ligne de fibre optique de 558 kilomètres entre Antananarivo et Majunga, au nord-ouest du pays sur le canal du Mozambique. Huit mois de travaux ont été nécessaires pour construire cette infrastructure. Orange Madagascar dispose d’une licence d’opérateur globale de fibre optique ; dans un premier temps, en 2024, il a installé la liaison entre Tananarive et Antananarivo, où se trouve le point d’atterrissage du câble Lion.
Un train urbain à Antananarivo
Une première ligne ferroviaire urbaine a été mise en service mi-décembre dans la capitale malgache. Longue de 16 kilomètres, elle relie Ambohimanambola, un quartier excentré du sud de la capitale, à la gare centrale de Soarano. Elle est jalonnée de huit stations et un train de 300 places la parcourt en 45 minutes. Pour l’instant, deux allers-retours quotidiens sont assurés, le matin et le soir. Le voyage coûte 3 000 ariarys (environ 60 centimes d’euros). Le lancement d’une offre ferroviaire par le ministère des Transports vise à réduire les embouteillages qui paralysent la circulation à Antananarivo, notamment aux heures d’embauche et de débauche. La réhabilitation des lignes de train héritées de la colonisation (Antananarivo-Toamasina, Antananarivo-Antsirabe) est régulièrement évoquée par les dirigeants qui se succèdent à la tête de l’État depuis plus de trente ans.
Vers un maintien de l’Agoa
La Chambre des représentants des États-Unis a voté le 12 janvier la prorogation jusqu’à fin 2028 de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), qui permet à de nombreux pays africains d’exporter certains de leurs produits en franchise de droits de douane. Tout au long de l’année 2025, l’ambassade de Madagascar à Washington a mené un plaidoyer soutenu en faveur de la reconduction de l’Agoa, qui a permis de structurer la production textile de la Grande Île. Ce secteur est le principal bénéficiaire local du dispositif. Il emploie 100 000 personnes et génère 700 millions de dollars de recettes par an.
Coopération militaire : rapprochement avec la Russie
La Fédération de Russie s’est rapidement fait une place dans le premier cercle des partenaires du nouveau pouvoir malgache. Au cours des dernières semaines, Moscou a remis divers équipements militaires à Madagascar puis a envoyé une délégation pour former l’armée malgache à leur utilisation.
Un projet d’usine d’armement évoqué
L’éventualité de la création d’une usine de fabrication d’armes, en partenariat avec une entreprise chinoise, a été évoquée mi-janvier par Michaël Randrianirina, président de la Refondation de Madagascar. Ce dernier revenait d’une visite officielle à Abu Dhabi et a également fait part de ses discussions avec des partenaires internationaux au sujet de nombreux sujets de développement : l’implantation d’une usine de fabrication d’engrais à Tuléar, la modernisation des infrastructures portuaires et énergétiques, la digitalisation de l’administration publique, l’accès à l’eau potable…
Les prix d’Internet à la baisse
Les opérateurs de télécommunications malgaches ont accepté de baisser significativement leurs tarifs d’accès à Internet, début décembre 2025. Cette baisse était une des revendications des manifestants qui ont contribué à l’éviction d’Andry Rajoelina, en septembre dernier. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), les dépenses mensuelles pour accéder à Internet dans la Grande Île représentaient 6,28 % du revenu national brut par habitant en 2023, contre 4,48 % en moyenne en Afrique et 1,24 % en moyenne mondiale. L’UIT a fixé à 2 % du revenu le seuil d’acceptabilité de la connexion à la Toile. 20 % seulement de la population malgache utilise Internet.
L’immigration aux États-Unis reste possible
Les Malgaches peuvent continuer à demander des visas d’immigration aux États-Unis. La Grande Île ne fait pas partie de la liste des 75 pays avec lesquels l’administration américaine a décidé de suspendre les procédures d’attribution de visas d’immigration. Les États-Unis ont pris cette mesure en considérant que la fiabilité des documents d’état civil présentés et les garanties de rapatriement étaient insuffisantes. 26 États africains sont concernés par ce durcissement, tout comme divers pays d’Europe de l’Est, d’Asie et du Moyen-Orient, des Caraïbes et d’Amérique latine.











