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dimanche 1 février 2026

Les solutions de SUEZ Recyclage et Valorisation Réunion

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La recherche de solutions innovantes imprègne toutes les activités de SUEZ Recyclage et Valorisation Réunion. Autant de sources, pour l’opérateur, de fiabilité et de différenciation sur le marché local de la valorisation des déchets. Quatre exemples de ces solutions et quatre visages de celles et ceux qui les font vivre au quotidien.

Biogaz : une valorisation méconnue

L’enfouissement n’est pas la fin de tout en matière de déchets. La production de biogaz sur l’ISDND de Sainte-Suzanne en est la preuve. Elle ne date pas d’hier et, indépendamment du caractère obligatoire de la gestion des émanations de méthane, elle entre dans le cadre des solutions qui font de SUEZ RV Réunion un des principaux acteurs d’économie circulaire à La Réunion. « Le biogaz est produit par les effluents des déchets ménagers organiques qui fermentent. Le méthane est un gaz à effet de serre. Sa valorisation énergétique est donc doublement utile. Elle protège l’atmosphère et fournit une ressource d’appoint par l’électricité vendue à EDF », explique Yohan Fombard, technicien de maintenance de la plateforme du biogaz à l’écopôle de Sainte-Suzanne depuis octobre 2025. Récupéré par des puits de récolte, le méthane alimente deux moteurs qui peuvent produire jusqu’à 2 MW alimentant le réseau général, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 1 500 à 2 000 foyers. Une société filiale de SUEZ RV Réunion, Bel Air Energy, commercialise cette électricité à EDF. Quand le biogaz ne peut être valorisé faute de quantité suffisante, il est brûlé en torchères. Pour Yohan Fombard, recruté par Suez en métropole en 2024, cette valorisation a aussi une valeur personnelle. Elle lui a permis de revenir dans son île grâce à SUEZ RV Réunion. « Avec l’éolien et l’hydraulique, la valorisation énergétique du biogaz est une troisième énergie renouvelable qui concourt à faire de Sainte-Suzanne une des rares communes de France à énergie positive, c’est-à-dire où l’on produit plus d’énergie que l’on en consomme », rappelle Yohan Fombard. Cet appoint au mix d’énergies renouvelables réunionnais mérite d’être souligné.

L’eau, une économie circulaire

Hugo Ernst-Hirsch

« J’ai pour mission d’étudier et de superviser les solutions d’une gestion maîtrisée de la consommation d’eau du site. Récupérer l’eau du lixiviat, après l’avoir purifiée, pour sa réutilisation en interne est une de ces solutions », déclare Hugo Ernest-Hirsch, chef de projet environnement de l’écopôle de Sainte-Suzanne. Hugo Ernest-Hirsch a été recruté par SUEZ RV Réunion il y a un an et demi au terme de son stage d’étude dans l’entreprise. On appelle cette économie circulaire de l’eau du lixiviat du terme anglais reuse (réutilisation). Produit de la décomposition des déchets et de l’eau de ruissellement, le lixiviat est récupéré par un système de drainage. Il est soumis à un traitement biologique, puis physicochimique, avant d’être purifié par osmose inverse. Ce procédé de séparation est employé ici pour récupérer une eau débarrassée de ses polluants (mise sous pression, la solution passe à travers une série de membranes). Quatre unités de traitement sont en fonction à l’écopôle de Sainte-Suzanne. L’objectif est de récupérer plus de 70 000 m3 d’eau par an. Cette eau sert actuellement à arroser les voies de circulation afin de limiter l’empoussièrement. Cet usage a été jugé prioritaire pour la santé des collaborateurs et la protection du voisinage. Le but est bien entendu d’améliorer le rendement du système pour pouvoir développer d’autres usages. Dès l’année prochaine, un évaporateur permettra d’augmenter la production d’eau. « Le centre d’enfouissement, après sa fermeture, a vocation à devenir un espace vert, et je suis en train d’étudier comment nous pourrons utiliser cette eau pour notamment l’arrosage de son futur aménagement paysager. », confie Hugo Ernest-Hirsch.

Collecte : l’écoresponsabilité au volant

Lyndie Hoarau

Depuis 20 ans chez SUEZ – « et j’en suis fière » –, Lyndie Hoarau est aujourd’hui la responsable d’exploitation de l’activité des déchets industriels banals. Elle pilote une équipe de 54 personnes, au volant de 45 véhicules assurant la collecte et le transport des DIB pour la clientèle professionnelle (entreprises industrielles, grande distribution, aéroport de La Réunion-Roland-Garros, etc.), jusqu’à l’usine de tri de SUEZ. Dans ce « pilotage », l’aspect santé et sécurité des personnels occupe une place fondamentale.
Lyndie Hoarau a parmi ses missions celle de veiller au strict respect des temps de conduite et de pause, définis par la réglementation sociale européenne (l’autre RSE) : 45 minutes de pause après 4 h 30 de conduite. Outre le caractère obligatoire de la RSE, le respect des bonnes pratiques de conduite fait partie de la qualité de la prestation assurée par SUEZ RV Réunion pour ses clients. Sensibilisés aux enjeux de la sécurité, pour eux et pour l’entreprise, les chauffeurs bénéficient depuis quelque temps, pour les y aider, d’une solution innovante de transmission des données du chronotachygraphe. Le chronotachygraphe est cet appareil électronique enregistrant vitesse, temps de conduite et de repos sur tous les véhicules de transport routier de plus de 3,5 t. « Les bornes Oclock sont de petits boîtiers de déchargement des données conçues pour le groupe SUEZ. Nous les mettons en place dans nos centres. Le chauffeur n’a plus qu’à insérer en fin de journée sa carte de données dans la borne pour que l’information soit instantanément transmise et sa conformité à la RSE vérifiée », précise Lyndie Hoarau. Résultat : les infractions aux temps de pause et de conduite sont aujourd’hui résiduelles. « L’écoresponsabilité, c’est cela aussi pour nous », commente Lyndie Hoarau.

La neutralisation des batteries au lithium : une spécialité

Jérémie Fontaine

Bien que la filière REP des batteries de véhicules électriques ne soit pas encore en place, la collecte et le prétraitement des batteries à lithium-ion pour leur expédition en métropole est une prestation déjà opérationnelle de Suez RV Réunion. Elle s’adresse aux concessionnaires auto, casses, solaristes, etc., disposant de stocks de batteries usagées ou endommagées. Il y a deux ans, l’atelier de gestion des batteries au lithium de SUEZ RV Réunion fut le premier à voir le jour au sein du groupe SUEZ. C’est notamment grâce à cet atelier pionnier que les modes de neutralisation des batteries au lithium ont été mis au point et sont à présent mis en œuvre par le groupe. On doit en grande partie cette avancée à Jérémie Fontaine, jeune ingénieur de spécialisation énergétique, à l’origine du travail de recherche et développement mené au sein de SUEZ RV Réunion pour la gestion des batteries de véhicules électriques en fin de vie. Un travail réalisé dans le cadre de son stage de fin d’études. Devenu chef de projet, Jérémie Fontaine a rédigé les modes opératoires, géré les travaux de construction de l’atelier et formé ses opérateurs. L’innovation porte aussi sur le conditionnement sur mesure conçu pour l’expédition sécurisée par bateau jusqu’en métropole de ces déchets à risque. « Beaucoup de paramètres sont à prendre en compte. La difficulté vient de la très grande variété des modèles de batteries et des technologies. Également du poids de ce matériel difficile à manipuler : 300 à 400 kg en moyenne pour une batterie de voiture électrique », décrit Jérémie Fontaine. La neutralisation d’une batterie au lithium-ion demande un à deux jours ! Il s’agit donc d’un savoir-faire complexe que SUEZ RV Réunion peut s’enorgueillir d’avoir contribué à élaborer.

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