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La Réunion
dimanche 27 novembre 2022

Corsair ouvre Lyon-Marseille-Réunion avec ses nouveaux A330

Le premier A330neo de Corsair à La Réunion, le 27 mai.

Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair, est venu en personne présenter le premier A330neo (new engine option) à ses couleurs mis en ligne sur Paris-Réunion, le 27 mai. La compagnie avait démarré le renouvellement de sa flotte un mois plus tôt, en accueillant un premier Airbus de nouvelle génération. Trois autres suivront, jusqu’à l’année prochaine. A cette date, les neuf appareils de Corsair seront tous des A330, dont cinq « neo ». Ces nouveaux appareils donnent de beaux arguments commerciaux à la compagnie sauvée de la faillite il y a quelques mois par un consortium d’actionnaires ultramarins, avec le soutien de l’Etat et la bienveillance de son ancien propriétaire, le groupe allemand TUI.

Ils ont tous les avantages des avions de dernière génération : cabine silencieuse, offre de divertissement géante, wi-fi… Il s’agit aussi de la version à la motorisation la plus puissante, avec une masse maximum au décollage de 251 tonnes, qui permet d’emporter en moyenne 10 tonnes de fret en plus que dans les soutes des A330 plus anciens.

Ils ont été configurés avec 20 sièges en classes Business et 21 en Premium, avec des fauteuils conçus pour séduire la clientèle à haute contribution. Surtout, ils consomment 25% de carburant de moins, par siège, par rapport aux appareils concurrents de la génération précédente : de quoi proposer des tarifs offensifs, en vue de la reprise.

Sans attendre la confirmation de la levée des motifs impérieux pour voyager, Corsair a décidé d’ouvrir, comme annoncé l’année dernière, deux vols hebdomadaires entre Lyon, Marseille, la Réunion et Mayotte à compter du 21 juin. De plus, elle assurera quatre rotations par semaine entre la Réunion et Mayotte, en prolongement de ses vols long-courriers, pendant la haute saison de l’hiver austral.

Résolument optimiste, Pascal de Izaguirre a également annoncé le projet de création d’une base de personnels navigants commerciaux à la Réunion, d’ici la fin 2022. « Plusieurs dizaines » d’hôtesses et stewards pourraient ainsi servir à bord des avions de Corsair tout en résidant sur l’île. Le PDG a toutefois rappelé ses inquiétudes au sujet de la haute saison qui vient, avec une crise sanitaire qui s’éternise à la Réunion et des contraintes (vaccination, test négatifs, motifs impérieux…) qui pourraient dissuader la clientèle métropolitaine de s’envoler pour l’océan Indien. Pascal de Izaguirre, comme plusieurs de ses homologues français, se dit également préoccupé par le programme de vols d’Air France sur l’Outre-mer dans les prochains mois, avec une offre en progression « de 50% sur la Réunion », de « 60% sur les Antilles ». « L’injection massive de fonds publics dont bénéficie Air France ne doit pas se traduire par une distorsion de concurrence », a-t-il répété le 27 mai à Gillot.

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