Le projet de production locale de biodiesel à partir des huiles de friture franchit une nouvelle étape avec le lancement le mois dernier, par la start-up Biofuel Réunion, d’un label de collecte et de valorisation des huiles alimentaires usagées : Arsycle.

Comment devenir un arsycleur
Arsycle propose aux professionnels “ arsycleurs ” une solution de collecte et de valorisation conforme à la réglementation de l’élimination des HAU à laquelle ils sont assujettis. Moyennant une contribution de 15 euros par mois, Biofuel Réunion met à leur disposition des bacs de collecte qui sont récupérés deux fois par mois par Translog, entreprise de collecte partenaire du projet. Tant que l’unité locale de biodiesel ne sera pas opérationnelle, les huiles de fritures usagées collectées dans ce cadre suivront le même chemin que la part des HAU déjà valorisées par ailleurs, c’est-à-dire qu’elles sont expédiées en métropole pour être transformées en biocarburant. Arsycle inclut également un kit de communication (affichette, sticker, etc.) permettant aux restaurants de valoriser leur engagement auprès de leur clientèle, mais aussi sur les réseaux sociaux (site web www.arsycle.re, Facebook, Linkedin, etc.).
La future usine sur l’Eco Parc du Port
On devrait donc voir dans les mois qui viennent le label Arsycle fleurir à la porte de nombreux restaurants. Cent cinquante restaurateurs appuient le projet, ainsi que les trois établissements de la chaîne hôtelière Exsel. Les gisements de la restauration collective sont également recherchés, à commencer par celui de la restauration scolaire. Les particuliers sont également concernés par ce label. Ils peuvent déjà dans certaines villes contribuer à leur manière à la collecte des huiles de friture. Des bornes sont disposées à cet effet dans les déchetteries de la CINOR et de la CIREST. D’une surface de 3 000 m2, l’unité de production prendra place sur l’Eco Parc du Port, la zone d’aménagement destinée aux entreprises tournées vers l’environnement et la gestion des déchets. Prochaine étape pour Biofuel Réunion : en septembre, la budgétisation finale du projet et son financement, dont le bouclage ne devrait pas poser trop de difficulté vu la solidité du projet et les structures qui l’accompagnent actuellement : Technopole de la Réunion, Nexa, Région Réunion, Ademe, BPI, France Active, Fondation Carrefour, Banque des Territoires, Village by CA, French Tech, laboratoire Chembiopro et Qualitropic, notamment…











