À l’avant-garde du développement durable en se substituant à des matériaux d’emballage traditionnels non biodégradables des cosmétiques solides, le film naturel hydrosoluble conçu par l’organisme privé de recherche PolyBridge suscite l’étonnement et la curiosité de nombre de clients des hôtels réunionnais Diana Dea Lodge et Villa Delisle, ses premiers utilisateurs.

Un film transparent au point d’en être invisible, protégeant efficacement les cosmétiques solides, et qui n’a pas besoin d’être retiré, mais se dissout au contact de l’eau ! Précurseur du zéro déchet, cet emballage naturel révolutionnaire est à base d’extrait d’algues brunes (d’origine bretonne). Il fait ses premiers pas à La Réunion car cette innovation est l’œuvre d’un ingénieur chimiste établi sur l’île, 帕斯卡·克桑托普洛斯, fondateur de l’organisme de recherche PolyBridge, spécialisé dans la chimie verte environnementale. Le film naturel hydrosoluble connaît depuis environ un an son premier test en hôtellerie, en partenariat avec l’artisan savonnier Atelier Rossolin, qui l’utilise pour protéger les savonnettes de l’hôtel cinq étoiles Diana Dea Lodge (31 chambres et 5 tentes de camping) et de l’hôtel quatre étoiles Villa Delisle (41 chambres), deux établissements labellisés Clef Verte, la marque du tourisme durable. L’Atelier Rossolin et ces deux hébergements font ainsi figure d’entreprises pionnières pour exploiter cette invention, dont le potentiel apparaît considérable en solutionnant le problème posé par les déchets d’emballage des savonnettes et autres cosmétiques solides. 这是, 在这个阶段, une production manuelle en quantité limitée de cet artisan savonnier. Mais une solution d’automatisation, inspirée de l’enrobage industriel dans l’agroalimentaire, pourrait être étudiée.
Le premier emballage hydrosoluble pour cosmétiques
Le film de PolyBridge se distingue radicalement des quelques emballages hydrosolubles existants – dosettes de lessives, sachets d’engrais, film de paillage pour l’agriculture, emballages pour aliment – par son caractère et son procédé de fabrication entièrement naturels. Si ses caractéristiques physico-chimiques ne lui permettent pas d’emballer tous types de produits, il est parfaitement adapté aux cosmétiques solides (肥皂, 洗发水, ETC。) Un reportage de l’émission télévisée Les Nouveaux Défis, diffusé sur Réunion la 1ère en août 2025, montrait la simplicité de sa fabrication artisanale à l’Atelier Rossolin : les savonnettes sont trempées dans une solution aqueuse à base de poudre d’algues brunes, créant une fine pellicule transparente qui épouse la forme du savon. « Mélangée à l’eau, la poudre d’algues donne une solution visqueuse qui se transforme en un film fin et transparent après l’évaporation de l’eau », 帕斯卡·克桑托普洛斯总结. Au point que l’emballage à base d’algues offre au savon une surface lisse et fort agréable au toucher. 的确, à son toucher, le savon est beaucoup moins gras et collant. Disparaissant au contact de l’eau, le film naturel ne génère aucun déchet tout en ne présentant aucun risque pour le réseau d’assainissement.

Des clients étonnés et séduits
De la réaction des premiers clients l’ayant expérimentée, on peut dire que l’innovation a passé avec succès sa première épreuve en condition réelle. « En présentant la chambre, nous expliquons à nos clients que, contrairement à l’apparence, la savonnette n’est pas nue, elle est protégée par un film naturel qui va se dissoudre au contact de l’eau », témoignent Alice Techer, gouvernante générale, et Cécile Victoire, assistante cheffe de réception, du Diana Dea Lodge. 结果 : « Bon nombre de clients nous parlent de la savonnette au moment de repartir. Ils sont agréablement surpris par le produit et s’y intéressent. Ils le trouvent original et demandent qui en est le fournisseur. Ils apprécient aussi d’apprendre que ce produit est fabriqué localement. » Un petit souvenir de plus associé au séjour dans cet hôtel de charme, niché dans la nature des hauts de Saint-Benoît.
Un produit pionnier
« Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas », déclare Pascal Xanthopoulos, citant la célèbre formule à laquelle le film hydrosoluble donne un nouveau sens. Avant de fonder PolyBridge à Strasbourg il y a 15 ans, Pascal Xanthopoulos fut à l’origine de plusieurs découvertes importantes dans l’industrie ayant fait l’objet de plusieurs brevets, notamment pour l’amélioration de la qualité de l’air intérieur dans l’habitacle automobile et la réduction des polluants volatiles dans la filière de l’ameublement. Installé depuis quelques années à La Réunion, Pascal Xanthopoulos a créé une antenne locale de PolyBridge. C’est là qu’il a initié un partenariat avec le savonnier Artisan Rossolin pour mettre au point le procédé de trempage pour emballer les savons avec le film naturel hydrosoluble à base d’alginates fournis par le leader du marché JRS Rettenmaier. Le projet est labellisé par le pôle de compétitivité en bioéconomie tropicale Qualitropic.
Ti Phénix : la seconde vie des savons
Meignen a fondé cette association dans le but de recycler les déchets de savons d’hôtels pour en faire de nouvelles savonnettes données à des personnes démunies. Fort de trois premiers hôtels jouant le jeu, il lance un appel à l’ensemble des établissements hôteliers utilisant des savons solides.

Si le film hydrosoluble résout le problème des déchets d’emballage des savons d’hôtels, il reste à résoudre celui des déchets de savon eux-mêmes. Jusqu’à la naissance de Ti Phénix au mois de juillet dernier, les déchets des savons d’hôtels n’avaient pas d’autre fin que l’enfouissement en décharge. Il existe à présent une autre voie qui, en plus de son utilité environnementale, a une dimension sociale et solidaire. Ti Phénix souhaite en effet travailler en collaboration avec un ESAT (établissement et service d’accompagnement par le travail), structure qui permet aux personnes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle. L’objectif final étant de faire don des savons recyclés à des personnes démunies afin d’améliorer leur hygiène.
Un recyclage complet
Pour renaître de ses cendres, le déchet de savon récupéré par Ti Phénix est d’abord nettoyé, puis râpé en surface pour enlever la partie ayant été en contact avec son premier utilisateur. Redécoupés, les cœurs de savon sont introduits dans une extrudeuse pour produire des savons neufs. Ces savons seront donnés à des associations humanitaires qui les distribueront gratuitement. Quant aux miettes des savons râpés, elles sont également recyclées. Mélangées à du vinaigre blanc ou à du bicarbonate de soude, elles composent des produits d’entretien pour le sol, dont la vente en flacons contribuera à financer en partie le recyclage des savons. Une petite participation est par ailleurs demandée aux établissements hôteliers pour la collecte des savons usagés.











