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mardi 16 avril 2024

Les 70 ans du SICR

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L’importation, une filière économique à part entière

Philippe-Alexandre Rebboah, président du SICR, à l’ anniversaire des 70 ans du syndicat.

« L’importation est une filière pour le territoire au même titre que l’industrie ou l’agriculture. Mon objectif est de la faire reconnaître comme telle », annonce Philippe-Alexandre Rebboah, élu à la présidence du Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion (SICR) en novembre 2022. Quatre-vingts pour cent des produits consommés à La Réunion étant importés, soit 6,2 milliards d’euros (source INSEE 2021), les arguments ne manquent pas justifiant de reconnaître à l’importation la place primordiale qui est la sienne de fait dans l’économie locale. On l’a bien vu durant la pandémie : œuvrant aux côtés de l’industrie locale et des pouvoirs publics, les importateurs ont largement contribué à éviter à La Réunion de souffrir de pénuries majeures grâce à leurs stocks de marchandises. La notion de filière apparaît évidente aussi dans le rôle que joue depuis plus de vingt ans le syndicat dans la gestion des déchets relevant de la responsabilité élargie du producteur (REP), c’est-à-dire la fin de vie des produits. Cette mission devenue stratégique pour le territoire amène aujourd’hui le SICR à promouvoir les solutions d’économie circulaire. Groupement fédérateur d’acteurs privés et publics, le Cluster Green, créé dans ce but à son initiative, est à la pointe des réflexions sur le sujet.

Créé en 1953, le syndicat de l’ importation et du commerce de la Réunion est la plus ancienne organisation professionnelle de l’île.

Leader Réunion : Le SICR a célébré ses 70 ans au mois de juin. Que représente aujourd’hui le syndicat, combien a-t-il d’adhérents et continue-t-il de s’adresser exclusivement aux importateurs du secteur commercial ?

Philippe-Alexandre Rebboah : Le SICR a fêté cette année ses 70 ans. Créé en 1953, c’était au départ un petit regroupement d’importateurs grossistes. Avec le temps, l’organisme a grossi et pris de l’ampleur. En 2023, le SICR compte 136 adhérents, la majorité liée à l’importation, complétée par quelques entreprises de services du secteur de l’environnement. À partir des années 2000, le syndicat a inscrit dans sa stratégie syndicale l’environnement avec les filières de la responsabilité élargie des producteurs. Aujourd’hui, le SICR est le syndicat professionnel local ayant le plus de mandats d’éco-organismes nationaux, auxquels s’ajoutent trois organismes collectifs locaux dont il a impulsé la création : l’AVPUR pour les pneumatiques usagés, l’ATBR pour les batteries et VHU Réunion pour les véhicules hors d’usage abandonnés. Si le syndicat a 70 ans, c’est qu’il a été et demeure à la hauteur des missions qui sont les siennes.

Intégrer la gestion des déchets dans une activité qui, jusque-là, portait essentiellement sur l’importation a-t-il été une remise en question ?

Ce virage n’a pas été évident. Mes prédécesseurs ont eu la vision des besoins croissants de La Réunion en matière de traitement de déchets. La création des filières de recyclage a été un moment très important dans la vie et dans l’évolution du syndicat. Aujourd’hui le SICR vit bien sûr grâce aux cotisations de ses adhérents, mais aussi et surtout des missions qu’il exerce pour le compte des éco-organismes.

La situation du fret maritime est redevenue ce qu’ elle était en 2019.

Toutes les entreprises du commerce réunionnais sont-elles membres du SICR ?

Non, à mon grand regret… Rejoignent le SICR les entreprises qui y trouvent un intérêt. Il est évident que nous cherchons à avoir le plus d’adhérents possible. L’union fait la force, et nous sommes là pour les représenter, les défendre, pour avoir du poids dans les discussions avec l’État et les collectivités locales. Notre but est de leur apporter un service à la hauteur de l’importance de leur rôle pour un territoire insulaire comme le nôtre. Le travail des importateurs est énorme et fondamental. J’en veux pour preuve 2020 où, en pleine pandémie, les Réunionnais ont continué à pouvoir s’approvisionner parce que les importateurs disposaient de stocks de produits et que nous n’étions pas en flux tendu avec la France métropolitaine. La valeur ajoutée de l’importation a vraiment pris tout son sens durant les deux mois et demi de confinement en évitant les pénuries et les mouvements de panique toujours possibles dès que les choses viennent à manquer. Les difficultés de cette période ont pu être surmontées grâce à l’action des importateurs et à celle des industriels locaux. L’importation a montré qu’elle est essentielle pour l’économie réunionnaise. Pour moi, c’est une filière du territoire au même titre que l’industrie ou l’agriculture. Mon objectif est de la faire reconnaître comme telle.

Les bateaux ne fonctionnant pas au biocarburant vont devoir ralentir leur vitesse pour émettre moins de CO2.

Quelles sont les missions que s’assigne le syndicat ?

Notre activité comporte trois volets. Le volet des filières REP est le plus connu, car le plus médiatisé. Le volet du Cluster Green prolonge ce côté visionnaire des besoins environnementaux du territoire en poursuivant l’objectif de l’économie circulaire. Mais le volet purement syndical reste au cœur de notre activité au service de nos adhérents : veille concurrentielle, veille réglementaire et législative, discussions avec les pouvoirs publics et les collectivités pour préparer La Réunion de demain. Pour citer l’exemple le plus récent, nous participons à la discussion sur la construction des prix à La Réunion, nous figurons au tour de table de l’Observatoire des prix, des marges et des revenus de La Réunion. L’importation fournissant 80 % de ce que consomment les Réunionnais, il est normal que nous apportions notre pierre à l’édifice de transparence dans le contexte inflationniste actuel. Notre force, avoir des adhérents de poids du secteur de la distribution, nous confère une crédibilité et une légitimée. Le but n’est pas de tirer la couverture à soi, mais d’être un acteur responsable, d’être force de proposition. En tant qu’acteurs économiques, nous apportons dans cette discussion nos éclaircissements, nos craintes, nos doutes, nos espoirs. Nous attirons l’attention sur le risque de prendre des décisions trop rapides et radicales, qui généreront plus de problèmes qu’elles n’en résoudront.

Au sein des trois métiers du SICR — le commerce, l’automobile, la location de véhicules — on voit que l’automobile occupe une place particulière. Pour quelle raison cette distinction ?

Historiquement, 100 % de la profession automobile, tous les concessionnaires et distributeurs, ont adhéré au SICR. Le fait que, pendant vingt-cinq ans, le SICR a eu un président issu de ce secteur en la personne de Frédéric Foucque, a dû peser. Le SICR est ainsi devenu représentatif pour négocier la convention collective du secteur automobile à l’échelle locale avec les partenaires sociaux. Il y a deux ans, nous avons également obtenu la représentativité pour négocier la convention collective du commerce. Cette unité que nous avons réussi à créer dans l’automobile, nous aimerions la faire avec tous les importateurs de marques.

Le SICR, c’est aussi une offre de formations. De quoi se compose cette offre et à qui s’adresse-t-elle ?

Notre organisme de formation, Savoir +, est certifié Qualiopi. Le but est de répondre aux besoins de formation de nos adhérents. Dans le cas de l’automobile, nous avons formé de jeunes commerciaux, des mécaniciens aux évolutions technologiques du métier. D’autres formations ont porté sur les financements, sur les techniques de négociation, etc. L’offre de formation est à la carte. Les besoins nous remontent du terrain et nous y répondons soit directement soit par l’intermédiaire d’experts dans les domaines concernés.

Le port a connu quinze jours d’arrêt depuis le début de l’ année.

En juin 2021, votre prédécesseur sonnait l’alarme sur les hausses de coûts et la raréfaction du fret maritime, citant un bond de +30 % du fret depuis l’Europe ! Où en est-on aujourd’hui, les choses sont-elles rentrées dans l’ordre ?

La situation a radicalement changé. Nous ne sommes plus du tout dans la problématique de l’époque où, avec une demande mondiale ayant explosé, la disponibilité et le tarif du fret étaient fortement impactés. La Réunion s’était retrouvée le parent pauvre, un peu laissé à l’écart, dans ce contexte. Nous sommes revenus à une situation quasi identique à celle de 2019 : la différence, en termes de coût du fret avec l’Europe, est à ce jour de 10 % à 15 %. Mais la question qui se pose à présent, c’est comment éviter qu’une telle situation ne se reproduise ? Nous devons travailler sur les enseignements de cette crise. Par exemple, si le fret est redevenu abordable, encore faut-il que l’on dispose d’un port qui reste ouvert et accessible. Depuis le début de l’année 2023, le port a connu plus d’une quinzaine de jours de fermeture à cause des mouvements sociaux. Avec les différentes parties prenantes travaillant sur le port, nous avons attiré l’attention sur les conséquences de cet état de fait. Ces fermetures ont un impact direct sur le fret et donc sur les marchandises. Les conteneurs ne pouvant plus venir à La Réunion ont été débarqués en Afrique du Sud ou à Maurice. Il a fallu les recharger et les faire revenir ici. Récupérer un retard dû à une fermeture du port prend une semaine à dix jours. Cela induit des coûts supplémentaires qui se répercutent nécessairement sur les prix des produits. C’est pourquoi, en perturbant la chaîne de valeur, les blocages contribuent à la vie chère. Une autre évolution à préparer, c’est celle du fret international touchant la taille des bateaux et les temps de transport, qui vont devenir un peu plus longs vers la métropole.

En 2022, le trafic de fret a atteint 5,6 millions de tonnes.

C’est-à-dire ?

Nous vivons une période de mutation et d’optimisation du transport maritime et des infrastructures portuaires au plan mondial. Cet enjeu impacte toute la chaîne de l’importation. Faut-il deux bateaux avec un conteneur sur chacun ou un bateau plus grand avec un seul conteneur ? La réponse paraît évidente, mais elle dépend aussi des infrastructures portuaires. Pendant la pandémie, beaucoup de compagnies maritimes ont commandé des bateaux de plus en plus grands, qui leur permettront de réaliser des économies d’échelle sur le transport maritime. Ces superchargeurs commencent à être livrés. Ces bateaux émettent moins de CO2 aussi parce qu’ils fonctionnent aux biocarburants. À quai, ils sont branchés sur une alimentation électrique pour éviter de laisser leurs moteurs tourner. Le port de La Réunion sera-t-il capable de les accueillir ? Si ce n’est pas possible, il nous faut réfléchir à d’autres solutions de fret. Les temps de transport vont se rallonger à cause du bilan carbone des bateaux qui ne fonctionnent pas aux biocarburants. Ils vont devoir réduire leur vitesse pour émettre moins de CO2. Le temps de transit vers la métropole va donc se rallonger un peu avec, en aval, des conséquences sur la gestion des stocks de marchandises et sur les conditions de leur stockage. Or il n’y a déjà pas assez d’entrepôts, et pas assez de terrains pour en construire, à La Réunion. Les coûts d’entreposage sont élevés. En bout de chaîne, le consommateur en subit les conséquences. En étroite collaboration avec l’État et les collectivités, nous travaillons pour que du foncier soit mis à la disposition des transitaires, des logisticiens, des importateurs, afin de réduire ces coûts le plus possible.

Néanmoins l’inflation réunionnaise est inférieure à celle de la métropole. Les importateurs jouent-ils un rôle dans cet état de fait ?

La durée du transport entre la métropole et La Réunion va être rallongée.

Quand sont survenus ces gros soucis d’augmentation tarifaire, la plupart des importateurs n’ont pas répercuté tout ou partie de ces hausses parce qu’ils étaient liés par des contrats et ne pouvaient pas changer les prix en cours de route. La plupart des importateurs ont absorbé ces coûts supplémentaires dans leurs marges. Ils ont donc, dans leur grande majorité, contribué à ralentir l’inflation. Mais d’autres mesures prises localement ont permis de lutter contre la hausse des prix. Les industriels ont joué un rôle très important. C’est l’effort commun de l’ensemble des acteurs économiques qui permet d’avoir à La Réunion une inflation inférieure en moyenne de deux à trois points à celle de la métropole.

Les crises à répétition ont-elles fait évoluer les métiers de l’importation et de la logistique ?

Le métier a évolué avec le territoire et la société. Il suffit de regarder les tonnages importés. En 1953 : 218 tonnes de fret aérien et 350 000 tonnes de fret maritime. En 2022 : 20 000 tonnes de fret aérien et 5,6 millions de tonnes de fret maritime ! La population réunionnaise approche les 900 000 habitants, les modes de consommation évoluent, de nouveaux besoins apparaissent, de nouveaux produits ne cessent d’être créés. Le métier d’importateur évolue aussi avec la réglementation. Les normes de stockage sont de plus en plus drastiques. Nous devons maintenant anticiper des situations comme celles que nous avons connues pendant la pandémie, en évitant les écueils du sur-stockage et du sous-stockage.

Le transport maritime bénéficie d’une fiscalité au tonnage transporté avantageuse, qui protège les entreprises de ce secteur stratégique, mais ne les incite pas à améliorer leur bilan carbone. Les importateurs étant concernés par l’empreinte carbone des biens qu’ils importent, n’ont-ils pas leur mot à dire dans ce débat ?

Un nouveau bateau affrété par la compagnie Mer Union quittera La Réunion avec des déchets dangereux à son bord dans les prochaines semaines. Un premier bateau de cette compagnie avait transporté 5 000 tonnes de déchets dangereux vers la métropole fin octobre 2022.

Il faut considérer cette question dans son spectre le plus large : importateur ou pas, membre du SICR ou pas, nous sommes tous confrontés à la nécessité de savoir ce que nous émettons comme quantité de CO2 et de nous interroger sur ce que nous faisons pour réduire ces émissions. Le rôle du SICR est d’accompagner ce changement. Beaucoup de projets économiques vont dans le sens de la transition écologique et énergétique, ils font évoluer le business des importateurs. Je pense à l’arrivée des véhicules électriques, une révolution pour le territoire, qui implique d’accroître le nombre de bornes de rechargement. Il va nous falloir gérer le recyclage des batteries au lithium des véhicules électriques. Nous devons participer à la réflexion sur l’autonomie énergétique de La Réunion. Et puis il y a toutes les filières REP que nous devons développer afin d’éviter de saturer le territoire de déchets. La filière des piles s’est arrêtée pendant de nombreux mois parce que les compagnies maritimes refusaient de charger les piles au lithium à cause du risque d’incendie. La Région, les compagnies maritimes, les éco-organismes, nous nous sommes mis autour de la table pour trouver une solution. C’est chose faite aujourd’hui. Nous travaillons aussi en étroite collaboration avec l’ADEME sur tous ces sujets.

Comment se présente le bilan annuel des filières REP ?

Les filières REP ont collecté, en 2021, un total de 54 000 tonnes de déchets. Nous attendons les chiffres de 2022. L’action menée est de qualité, c’est pourquoi les éco-organismes nous font confiance et sont chaque année plus nombreux à nous rejoindre. Je trouve toutefois ce résultat un peu frustrant, car il ne nous permet pas de mesurer pleinement l’efficacité du travail réalisé. C’est une autre discussion que nous menons avec l’État, la Région, les Douanes : que représentent les déchets collectés par rapport aux volumes de produits entrant sur le territoire ? Nous ne le savons pas encore à cause des classifications douanières qui sont conçues par familles de produits. Ces familles rassemblant des produits qui correspondent à des déchets différents, un long travail d’identification et de comparaison va devoir être mené. Nous cherchons actuellement à voir comment le simplifier.

Le problème de l’expédition des déchets dangereux pour leur élimination en métropole est-il réglé ?

Pour rappel, un bateau financé en grande partie par des fonds publics avait quitté le port de la pointe des Galets à la fin d’octobre 2022 avec 5 000 tonnes de déchets dangereux et non dangereux. Nous avons la confirmation qu’un nouveau bateau quittera La Réunion fin octobre ou début novembre avec, à son bord, des huiles usagées, des batteries au plomb, de l’amiante, des boues souillées, des plastiques, des piles… Ce bateau affrété par la compagnie Mer Union est exclusivement financé sur fonds privés. Il transportera aussi des marchandises. Ce nouvel envoi va réduire la pression sur les sites de stockage de déchets dangereux, sans l’aide de l’État et de la Région Réunion. Le fret étant redevenu disponible et ses coûts ayant baissé, nous sommes en mesure d’autofinancer cette nouvelle expédition. C’est une fierté pour nous d’avoir pu contribuer à résoudre ce problème. Depuis la crise sanitaire, une dizaine de conteneurs de déchets dangereux sont exportés à chaque rotation par la compagnie MSC. L’autre bonne nouvelle est que MSC va continuer à prendre nos déchets et que CMA-CGM en prendra également. Nous revenons à une situation normale, et les déchets dangereux seront désormais expédiés en métropole avec beaucoup plus de régularité et de fluidité. De plus, au début de 2024 ouvrira à Saint-Pierre un centre de traitement des batteries au plomb. Cela signifie que le SICR travaille non seulement sur l’évacuation des déchets, mais sur des solutions locales plus durables d’économie circulaire. La Réunion doit sortir du schéma « j’importe, je consomme, je jette ». Ce qui est un déchet pour l’un peut être une ressource pour l’autre. Beaucoup de projets sont à l’étude, et le SICR s’inscrit dans tous ces échanges.

Néé en 2012, le Cluster Green ne s’adresse pas seulement aux importateurs et aux commerçants. Quelle fonction entend-il jouer dans l’économie réunionnaise ?

Le Cluster Green a été créé par le SICR, mais il s’adresse à tous les acteurs économiques, privés comme publics. C’est un groupement engagé dans la promotion de la responsabilité sociétale et environnementale et qui encourage les solutions d’économie circulaire. Le Cluster Green entend faire rayonner les bonnes pratiques. Il est à l’origine du label Efficience, un label local dont l’ambition est de devenir un signe distinctif d’engagement. Mon ambition est que ce label prenne une grande ampleur, qu’il devienne la référence de valeurs partagées, qu’il s’impose dans les appels d’offres privés comme publics, afin que tous ensemble, collectivités, société de services, industriels, commerçants, importateurs, nous prenions ce virage de la responsabilité environnementale et sociétale et de l’économie circulaire. Pour les jeunes aussi, ce label aurait du sens. Un jeune cherchant un emploi saurait qu’une entreprise labellisée Efficience répond à ses attentes.

Traitement de déchets d’équipements électriques et électroniques chez RVE.

Comment est perçu le Cluster Green dans le milieu économique ?

Il a très bonne réputation, mais le label Efficience est encore trop méconnu. Nous devons lui donner davantage de visibilité. C’était le but de notre participation le mois dernier au salon Lokal, au cours duquel la société de transport public Semittel a reçu sa labellisation Efficience. L’ADIR et le MEDEF Réunion ont rejoint le Cluster Green afin d’être à leur tour force de propositions auprès de leurs adhérents. Ils vont nous permettre de diffuser plus largement notre information, d’augmenter les échanges de bonnes pratiques, et ainsi d’emmener le territoire réunionnais dans la bonne direction.

Le SICR est partenaire de l’éco-organisme Corepile pour la collecte des piles et accumulateurs portables.

LES FILIÈRES REP

Le SICR a mis en place la filière réunionnaise de recyclage des pneus.

Le SICR est à l’origine de trois organismes collectifs locaux :

– ATBR (accumulateurs automobiles et industriels).
– AVPUR (pneumatiques usagés).
– VHU Réunion (véhicules hors d’usage abandonnés).

Le SICR assure en 2023 un mandat de facilitateur pour les éco-organismes nationaux :

– Corepile (piles et accumulateurs portables).
– Cyclamed (médicaments non utilisés, à usage humain des ménages, périmés ou non).
– Cyclevia (huiles minérales).
– Ecologic (DEEE, articles de sports et de loisirs, articles de bricolage et jardin thermiques).
– Eco-maison (mobiliers ménagers et articles de bricolages et jardin, jeux et jouets, produits et matériaux de construction issus du bâtiment ou PMCB).
– Ecosystem (DEEE ménagers et professionnels et lampes).
– PYRéO (produits pyrotechniques de sécurité maritime).
– Soren (panneaux photovoltaïques).
– Valdelia (mobiliers non ménagers).

Efficience : le label RSE de La Réunion

À l’occasion du salon Lokal, le Cluster Green a remis, le 8 septembre, l’attestation du label Efficience à la société d’économie mixte Semittel, exploitant les réseaux de transport en commun des communautés d’agglomération CIVIS et CASUD.

Albert Périanayagom, président de la Semittel, a reçu le label Efficience des mains de Fabrice Hoareau, conseiller régional délégué à l’environnement, et de Philippe Alexandre Rebboah.

Conçu par le Cluster Green, le label Efficience est un label RSE local qui prend pour socle l’ISO 26000 (responsabilité sociétale). Les cinq piliers du label sont la qualité et les conditions de vie au travail, l’attractivité et l’ancrage territorial, le progrès environnemental, la production et la consommation durables, la gouvernance et la stratégie RSE. Son référentiel a été construit avec l’aide d’institutions, d’entreprises adhérentes au Cluster, d’experts, pour intégrer des critères répondant aux enjeux du territoire réunionnais. Les partenaires du label Efficience sont l’ADEME, l’opérateur de compétences AKTO, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail et son antenne régionale (ANACT-ARACT), la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS) et la Région Réunion. La Semittel est la troisième organisation labellisée Efficience après Air Austral et le SICR. Une dizaine d’autres candidats sont sur les rangs.

LES TEMPS FORTS DU SICR

  • 1953 : naissance du Syndicat des commerçants.
  • 1970 : le Syndicat des commerçants est à l’initiative de la création d’Intermétra, association de médecine du travail.
  • 1971 : le Syndicat des commerçants devient le Syndicat des importateurs grossistes de La Réunion (SIGR).
  • 1972 : le syndicat participe à la création du COLIER (Comité de liaison des intérêts économiques de La Réunion), devenu aujourd’hui MEDEF Réunion.
  • 1975 : le syndicat contribue financièrement à la mise en place des interprofessions ARIBEV (bovins) et ARIV (volaille).
  • 1997 : le SIGR devient le Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion (SICR).
  • 2000 : le SICR “inscrit la responsabilité environnementale dans sa stratégie syndicale afin d’aider les importateurs-distributeurs à satisfaire leurs obligations réglementaires dans la gestion des déchets relevant de la responsabilité élargie du producteur (REP).
  • 2011 : le SICR crée la société Services de l’importation et du commerce de La Réunion pour proposer à ses adhérents des prestations dans les domaines de la formation et de l’environnement.
  • 2012 : le SICR initie de projet le Cluster de l’environnement Green (Groupement des entreprises engagées pour l’environnement), dont l’ambition est de faire de l’environnement un moteur de développement économique et sociétal pour La Réunion.
  • 2018 : le Cluster Green lance le label Efficience.

Philippe-Alexandre Rebboah : une carrière en BMW

Philippe-Alexandre Rebboah est le directeur général de Leal Réunion.

Phillipe-Alexandre Rebboah a fait toute sa carrière professionnelle au service de la célèbre marque automobile, gravissant les échelons et traversant mer et océan pour occuper aujourd’hui les plus hautes fonctions au sein de la distribution de BMW à La Réunion. Arrivé dans l’île en tant que responsable des ventes chez BMW, il en devient directeur commercial, puis directeur général lors de la reprise de la carte BMW par le groupe Leal en 2013. Entre-temps, Philippe-Alexandre Rebboah a repris ses études. Il est diplômé d’un master de l’ESSEC. Il a été nommé à la direction générale de la holding du groupe Leal Réunion en 2022, après la reprise par le groupe Mauricien de la distribution des marques du leader mondial des spiritueux, Diageo. Philippe-Alexandre Rebboah a été élu à la présidence du SICR le 24 novembre 2022.

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